Longtemps considérés comme une fatalité ou un motif d’exemption militaire, les pieds plats concernent une large partie de la population. Mais entre simple particularité anatomique et calvaire au quotidien, quand faut-il passer à l’action ? Le point sur les solutions qui marchent.
On les reconnaît à leur absence de cambrure : lorsque le pied touche le sol, l’arche interne s’effondre et la plante épouse totalement la surface. Si cette morphologie est la norme chez le jeune enfant, elle peut devenir une source de douleurs chroniques chez l’adulte, remontant parfois jusqu’aux genoux ou aux lombaires.
La rééducation : musclez votre voûte !
Contrairement aux idées reçues, le pied n’est pas une structure figée. Pour redonner du tonus à une arche affaissée, les spécialistes recommandent une approche active. Le « Short Foot », exercice phare consistant à raccourcir le pied en contractant l’arche sans griffer les orteils, permet de réveiller les muscles stabilisateurs. Les activités ludiques comme ramasser des billes avec les pieds ou marcher sur le sable sont également d’excellents stimulants naturels.
L’arsenal thérapeutique : des semelles au scalpel
Quand la douleur s’installe, le recours au podologue devient indispensable. L’orthèse plantaire (la semelle) reste l’outil de référence : elle ne « soigne » pas le pied plat, mais elle réaligne le corps pour stopper l’usure prématurée des articulations.
Dans les cas les plus sévères, où la déformation devient rigide et invalidante, la chirurgie peut être envisagée. Selon la plateforme Doctissimo, l’intervention vise à redresser l’axe du talon pour offrir une base de marche plus saine.
Le mot d’ordre : la vigilance
« Pas de douleur, pas de traitement », résument souvent les praticiens. Toutefois, une surveillance du poids et le choix de chaussures offrant un bon maintien du talon sont des gestes simples pour prévenir l’aggravation. En bref, vos pieds plats ne sont un problème que s’ils vous empêchent d’avancer.



