Le pied bot est une malformation congénitale visible dès la naissance : le pied du nouveau-né est tourné vers le bas et l’intérieur. Si cette déformation peut impressionner les parents, elle reste fréquente, touchant environ 1 à 2 enfants sur 1 000.
Bien que ses causes exactes demeurent parfois floues, des facteurs génétiques ou une mauvaise position du fœtus dans l’utérus sont souvent évoqués. Aujourd’hui, grâce aux progrès de l’imagerie, le diagnostic est posé dès la naissance ou lors des échographies morphologiques prénatales dès le 4e mois.
Un traitement de référence : la méthode Ponseti
La prise en charge moderne repose principalement sur la méthode Ponseti, une technique de correction progressive extrêmement efficace. Elle s’articule en deux phases :
- La correction : Une série de plâtres successifs (changés chaque semaine pendant 6 à 12 semaines) vient réaligner doucement les os du pied.
- La consolidation : Une petite intervention chirurgicale mineure (ténotomie) est parfois nécessaire, suivie du port d’une attelle de maintien pour éviter toute récidive durant la croissance.
Un avenir sans séquelles
L’enjeu est de débuter la thérapie dès les premiers jours de vie. Une prise en charge précoce garantit des résultats spectaculaires : dans la grande majorité des cas, les enfants retrouvent une mobilité totale. Ils peuvent alors marcher, courir et pratiquer toutes les activités sportives sans aucune gêne.
Les spécialistes soulignent toutefois qu’un suivi médical régulier reste indispensable jusqu’à la fin de la croissance pour assurer le succès durable du traitement.



